Les orientations proposées par la direction régionale Afpa visent notamment à réduire l'implantion de l'association sur le département de la Vienne, pour palier à une "sur-représentation" sur ce territoire.
La direction régionale observe des difficultés liées à la localisation de certains sites de formations, notamment celui de Roiffé.
Le point fort du projet reste le déplacement de la direction régionale vers le site de formation du Futuroscope, qui permettrait des de réaliser des économies sur les loyers. Les réponses apportées aux questions des personnels, n'ont pas fournis d'éléments précis sur les conséquences des déplacements des formations du Futuroscope vers d'autres centres.
Le point de vue des usagers, les clients de notre institution, n'a à priori pas été étudié dans ce dossier. Le déplacement de la direction régionale vers le site Futuroscope permettrait de limiter les frais de déplacement des cadres et employés de l'Afpa. A ce jour, les conséquences budgétaires des déplacements des formations vers Châtellerault et Rochefort côté "stagiaires" n'a pas été envisagé. Les simulations réalisées par le collectif montrent que celles-ci seraient particulièrement préjudiciables pour ceux dont les revenus sont modestes.
L'activité du site de formation du Futuroscope semble absente de l'étude. Les personnels du Futuroscope ont précisé au représentant de la direction la forte implication des formations du Futuroscope dans le tissu économique Poitiers-Futuroscope.
Le travail effectué à l'Afpa du Futuroscope depuis plus de 10 ans, non seulement auprès des centres d'appel, mais également dans les métiers de l'hôtellerie, du commerce et de la distribution, de l'infographie imprimée et multimédia, des formateurs d'adultes, des métiers de l'orientation, des actions de remobilisation et d'insertion professionnelle (…) offre aujourd'hui à l'Afpa un réseau de partenariat solide et une liaison à l'environnement cohérente.
A l'heure ou l'institution ouvre une nouvelle page de son histoire et où elle va devoir relever de nouveau défis, il parait important important de mobiliser l'ensemble de ses forces pour agir. Le collectif pense que l'implantion de l'Afpa au Futuroscope est un atout pour envisager l'avenir.
Les difficultés rencontrés par le secteur industriel et en particulier sur le bassin de Châtellerault constitue un aspect important du projet de restructuration de l'Afpa Vienne. Là aussi il convient de se méfier des idées reçues, l'analyse faite par l'économiste Olivier Bouba-Olga, il y quelques jours dans le quotidien la Nouvelle-République, semble particulièrement pertinente : "Ça montre que ce n'est pas une catastrophe (titre)… Les Châtelleraudais sous estiment le poids de l'industrie de leur ville. Ils ont des idées reçues et surtout une vision très noire de l'avenir. Ce genre de travail*, comme celui réalisé par la Banque de France doit contribuer à rétablir la réalité" (cf analyses économiques d'experts).
Les propos de Brieux Bougnoux dans la revue Alternatives Economiques (février 2008), nous alertent sur le danger d'une vision pessimiste et réductrice du déclin industriel. "L'industrie ne représente que 16% de l'emploi en France… Cette évolution pourrait laisser croire que l'industrie est devenue secondaire … cette idée est infondée. L'industrie reste au coeur du développement économique. Elle représente 78% des exportations françaises…
Les régions qui ont connu le plus fort développement de l'emploi au cours de ces dernières années sont aussi celles dont l'industrie a été la plus dynamique…
Il faudrait reprendre le slogan utilisé traditionnellement à propos du bâtiment quand l'industrie va tout va.
On observe d'ailleurs un décalage de temps entre le moment où l'industrie se développe et celui ses retombée sur l'économie locale font que les autres emplois suivent…
La France est un des pays riches où la désindustrialisation est la plus avancée…
Pour espérer maintenir notre niveau de vie et créer de nouveau emplois en nombre suffisant, l'économie aurait visiblement besoin d'une industrie plus forte.
En visite à La Rochelle la semaine dernière le Président M. Sarkozy ne disait pas autre chose lors de sa visite à Alstom, "Je crois aux usines, c'est mon truc".
Très concrêtement, certaines régions prennent des initiatives visant à accompagner le développement de l'industrie et en particulier dans la mise en place de formations sur les métiers en tension tels que celui de soudeur par exemple. Début février, une convention "soudeurs 2010" s'est mis en place dans le douaisis. L'ensemble des acteurs s'est mis autour de la table, l'UIMM (union des industrie de la métallurgie), l'Anpe, les Assedics, l'Afpa, le conseil régional, la communauté d'agglomération et le représentant de l'état. Après s'être "décarcassé", ils ont été capable de trouver 60 à 80 soudeurs à former à l'Afpa pour le bénéfice de la population et de l'économie locale.
Certes le secteur industriel rencontre des difficultés sur le département et en particulier sur le coeur industriel de Châtellerault. En se focalisant sur celles-ci on a aujourd'hui tendance à omettre les succès industriels. Comment peut-on oublier de citer Autoliv (Iso delta), les contrats remportés par Thalès, le développement d'Euroslot qui est passé d'une dizaine de salariés à près de 90 aujourd'hui.
Il y a sans aucun doute des défis à relever pour défendre l'économie châtelleraudaise et en particulier son bassin industriel.
Le site de formation Afpa de Châtellerault a un rôle à jouer dans un secteur industrie où la formation professionnelle est aujourd'hui plus que jamais nécessaire. La diversification de ces activités dans le domaine tertiaire et bâtiment entamée déjà depuis quelques temps ne doit pas se substituer à aux actions entreprises dans l'industrie.
Pour le collectif, rien ne justifie le déplacement de la majorité des formations du Futuroscope à Châtellerault. Les sites de formation du Vigeant, du Futuroscope et de Châtellerault, dans les secteurs respectifs du bâtiment, de tertiaire, et de l'industrie ont chacun une identité forte, une antériorité qu'il crédibilise leur action, et par ailleurs une complémentarité qui permet d'équilibrer l'ensemble.
Pourquoi vouloir aujourd'hui les opposer, alors qu'au contraire chacun de ces pôles de compétences peut venir travailler en synergie avec l'autre ?
A partir des points forts identifiés dans les sites de formation, des caractéristiques des bassins économiques, les équipes doivent être en mesure d'harmoniser leurs activités. mettre en concurrence les sites de formation ne peut diviser et réduire les forces disponibles.
La rencontre avec le responsable des ressources humaines de l'Afpa a permis d'observer que la position de la direction n'était plus tout à fait la même que celle énoncée le 14 janvier, ni celle rapportée par le magazine Technopolitain le 18 janvier ("Les négociations entre la direction et les partenaires sociaux doivent se poursuivre dans les semaines à venir sur les quatre sites Afpa de la Vienne (Châtellerault, Futuroscope, Roiffé et Le Vigeant). Mais il y a fort à parier que le projet verra le jour en l’état «très rapidement», selon la direction."). Le DRH a déclaré aux personnels qu'aujourd'hui "le projet peut être plié du jour au lendemain mais ce n'est pas la démarche actuelle". La lisibilité du projet présenté par la direction reste encore difficile à cerner. Les investissements engendrés par la mise en œuvre du projet sont loin d'être négligeables en rapports au économies que l'on suppose réaliser.
Le collectif "Sauvez Afpa Futuroscope", quant à lui, demande le maintien de l'ensemble des formations Afpa au Futuroscope afin que nos actions de qualification et de développement de compétences soient utiles au plus grand nombre, qu'il s'agisse de demandeurs d'emploi ou de salariés.
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