
Il y a quelques jours se terminait une session de formation infographie à l'Afpa du Futuroscope. Cet évènement est l'occasion de vous faire découvrir plus précisément nos activités. Qui sont nos stagiaires ? Quels sont leurs projets ? Quels regards portent sur eux les professionnels ?
10 stagiaires et 2 candidats à la VAE (validation d'acquis et d'expérience) se sont présentés aux groupes de jurys constitué de professionnels. A l'issue d'une mise en situation et d'entretiens individuels, les "évaluateurs" valident les compétences des candidats. La réussite aux épreuves permet d'obtenir le titre d'infographiste metteur en page délivré par le ministère du travail.
Après 9 mois de formation intensive, cet examen constitue une étape importante dans le parcours des stagiaires. Conscients de l'importance que va avoir le regard des professionnels sur leur dossier, les candidats ont à faire face à un stress important. Les formateurs accordent également beaucoup d'importance à ces journées où des professionnels de terrain mesurent les résultats du travail effectué au cours de la formation.
A la satisfaction générale tous les candidats formés à l'Afpa du Futuroscope ont réussi cet examen où rien n'était joué à l'avance. Dans une période où le doute se développe au cœur même de l'institution, nous avons voulu recueillir le point de vue des professionnels, employeurs potentiels de nos stagiaires.
Voici l'interview réalisée auprès de 2 d'entre eux, Gilles Durand Directeur Artistique chez SID Presse à Poitiers et Philippe Auger Graphiste à Tours.
Comment évaluez-vous le niveau de la promotion "metteur en page" 2008 ?
P. Auger : Très bon niveau
G. Durand : J'ai été surpris de la qualité des candidat en particulier sur les qualités techniques et parfois créative. Certaines écoles d'arts appliqués ne forment pas suffisamment aux nouvelles technologies.
Quels sont selon-vous les points forts de la formation dispensée par l'Afpa ?
PA : Formation très professionnelle sur les logiciels et constitution d'un Press book (outil indispensable dans la recherche d'un emploi)
GD : - Formation rapide, technique.
- Outils utilisés identiques aux entreprises.
- Infographistes immédiatement opérationnels.
On trouve sur les marché des offres de formation dont la durée est souvent inférieures aux programmes proposé par l'Afpa. L'institution soumise à la concurence s'interroge sur l'intérêt de conserver les formats actuels des formation. Pensez-vous qu'il soit possible d'acquérir les compétences d'infographiste tout en réduisant la durée de nos programmes de formation ? Selon vous combien de temps et d'expérience faut-il pour avoir en main les métiers de l'infographie ?
PA : Il me semble difficile de réduire la durée d'une telle formation sans qu'elle ne perde de son efficacité, sa qualité.
Sachant que le matériel, les logiciels, les modes en matière de graphisme évoluent constamment, ces métiers nécessitent un perpétuel apprentissage,
une formation plus courte ne pourrait-être qu'un complément à un savoir déjà existant.
(en ce qui me concerne, il m'a fallu 3 ans d'études pour apprendre mon métier et je ne cesse depuis de me former)
GD : La formation commence par la connaissance du métier et ensuite des logiciels. Difficile de dire si 980 heures sont suffisantes, mais attention aux réductions qui ne permettraient plus d'être en phase avec les attentes des professionnels
Un projet, actuellement à l'étude, envisage de déplacer les formations du Futuroscope vers Châtellerault, quel est votre point du vue sur le projet ? Quels sont selon vous les plus value de l'implantion des formations infographie sur le Futuroscope ? Quel est votre regard sur les 2 bassins d'emplois respectifs (Poitiers-futuroscope et Châtellerault) dans le domaine de l'infographie print et multimédia ?
PA : Le Futuroscope dispose de toute l'infrastructure nécessaire à l'accueil et l'apprentissage sur les formations PAO et multimédia, il serait certainement déstabilisant, voir préjudiciable de déplacer cet appareil désormais bien rodé.
Qui plus est sa situation géographique est en adéquation avec les secteurs d'activités que touchent les formations : il existe beaucoup plus d'agences de publicité et d'agences internet sur Poitiers et la zone du Futuroscope que Châtellerault n'en comptera jamais...
GD :
- Je trouve que Chatellerault est plus industriel.
- Il me semble que le Futuroscope donne une meilleure image pour la formation dite "infographie et multimedia".
Qui sont les stagiaires de l'Afpa ?
Demandeurs d'emplois, salariés d'entreprises bénéficiant d'un financement de type Fongecif, salariés inscrits dans un congé de reconversion suite à la restructuration de leur entreprise, contrats de professionnalisation, lors de cette session comme souvent les stagiaires ont eu accès à la formation par différents financements.
Il serait réducteur de les caractériser à partir de cette seule entrée. Venu d'horizons différents, ils habitent pour certains la région Poitou-Charentes, pour d'autres les régions limitrophes et même parfois au-delà.
D'une vingtaine d'année à la trentaine cette année parfois au delà, les formations restent ouvertes à plusieurs générations. Au delà des différence énumérées ci-dessus un objectif commun rassemble le groupe : tous ont à coeur de mener à bien leur projet d'insertion professionnelle dans le secteur de l'infographie, en s'investissant dans un premier temps dans l'étape de qualification.
En amont de la formation ils ont déjà formalisé leurs projets tantôt lors de bilans de compétences, à travers des modules de formation spécifiques, ou plus simplement à l'aide des conseillers Anpe ou des psychologues du travail de l'Afpa.
Leurs parcours souvent divergent, mais nombreux sont ceux passés par des petits boulots, des travaux saisonniers et des périodes de chômage. La plupart d'entre eux n'ont pu suivre le cursus scolaire qu'il auraient souhaité, le plus souvent pour des raisons économiques. Les trajectoires personnelles des stagiaires les rassemblent à l'Afpa dans ce qui est pour eux l'école de la deuxième chance. Cette étape est l'occasion de prendre en main leur avenir.
Leurs parcours souvent divergent, mais nombreux sont ceux passés par des petits boulots, des travaux saisonniers et des périodes de chômage. La plupart d'entre eux n'ont pu suivre le cursus scolaire qu'il auraient souhaité, le plus souvent pour des raisons économiques. Les trajectoires personnelles des stagiaires les rassemblent à l'Afpa dans ce qui est pour eux l'école de la deuxième chance. Cette étape est l'occasion de prendre en main leur avenir.
A l'issue du stage cinq d'entre eux sont d'ores et déjà en activité. Les statisticiens traduiront ce résultat par un chiffre de 50% de placement immédiat. Pour les formateurs ce chiffre montre la forte implication des stagiaires à se projeter.
Deux personnes quittent l'Afpa pour un CDI. Un de ces contrats concerne une agence de publicité de la zone Chasseneuil-Futuroscope.
Deux autres stagiaires se sont vus proposer des contrats à durée déterminés. Enfin une stagiaire qui une activité de travailleur indépendant, voit son projet se confirmer avec un carnet de commandes déjà bien rempli.
L'acquisition des compétences a demandé un travail conséquent aux stagiaires, ils vont maintenant pouvoir se consacrer pleinement l'étape de connexion à l'entreprise.
Celles-ci représentées par les jurys ont d'ailleurs saisies l'occasion pour communiquer aux stagiaires de l'Afpa les offres d'emploi de leurs filiales.
Celles-ci représentées par les jurys ont d'ailleurs saisies l'occasion pour communiquer aux stagiaires de l'Afpa les offres d'emploi de leurs filiales.
Vous pouvez soutenir l'activité de formation Afpa du Futuroscope en signant la pétition :
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1490
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1490
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